L’affreuse pochette du single de Roar nous avait mis sur la voie de l’esthétique outrageusement kitsch qui allait servir pour l’album Prism. Dès lors, on ne peut pas être déçu en découvrant cette pochette ridicule.

Pourtant le ridicule aurait été simple à éviter : supprimer
cet horrible cadre fleuri digne d’un enfant découvrant Paint et
laisser simplement la beauté de Katy parler. Mais restons sérieux,
et attaquons nous à l’album lui-même.
Globalement, on peut dire que c’est … du Katy Perry. C’est-à-dire que pour moi il n’y a pas vraiment d’évolution par rapport à ses deux albums précédents. Pourtant Miss Perry avait déclaré que son nouvel album serait plus sombre que ses prédécesseurs. Je ne sais pas à quoi correspond le terme « sombre » dans le vocabulaire de la chanteuse pop, mais Roar, Birthday, Walking On Air, This Is How We Do et International Smile (pour ne citer qu’eux) sont résolument édulcorés, comme les titres habituels que Katy nous propose. Le seul morceau correspondant à cette description est probablement Dark Horse, un titre à l’ambiance hip-hop, qui se perd un peu au milieu des licornes et des bonhommes en pain d’épices.
Cet album comporte quelques titres parfaits pour les radios (et je ne pense pas à Unconditionally, le 2nd single officiel) qui, accompagnés de clips roses bonbons, assureront la promo de Prism à merveille, mais ce n’est pas pour moi un album de qualité. L’ennui m’a rapidement gagné après les premières chansons et hélas, il n’y avait rien par la suite pour me sortir de cette torpeur. Les meilleurs titres de l’album sont selon moi Legendary Lovers (et ses sonorités bollywoodiennes), Birthday et Walking On Air (qui vous replongeront dans les années 80 et 90).
En attendant la sortie prochaine du clip illustrant Unconditionally, je vous propose de l’écouter au travers du lyric vidéo :