Roster Con : Comment est né le personnage de Marie
?
Christine d’Erceville : Après « Max fait le poids
», j’ai souhaité prendre un personnage féminin pour « cheminer »
avec Outch, et j’ai voulu que (clin d’œil à la collection) son
prénom commence comme Max. « Marie » s’est alors tout de suite
imposée à mon esprit. Et une fois que j’avais le prénom, j’ai bien
vite « vu » son histoire se dessiner dans ma tête. Le cadre de la
danse m’a semblé assez doux et poétique pour contrebalancer le
drame que l’enfant allait vivre. Ensuite, je me suis inspirée de ma
propre souffrance, traversée ado, pour raconter Marie.
Comment s’est déroulée la collaboration avec Cécile, la
dessinatrice?
La collaboration avec Cécile a été super. Nos « rencontres »
étaient par Internet (Skype, tél et mail). Elle a griffonné
quelques crayonnés pour croquer Marie, et j’ai tout de suite aimé.
C’est une illustratrice géniale qui n’hésite pas à reprendre son
dessin pour un détail (et nous avons été très attentives à tous les
détails). Ses dessins m’ont parfois inspirée (comme la scène sur la
balançoire) pour faire avancer le récit.
Comptez-vous aborder d’autres sujets délicats pour la
jeunesse ?
Dans cette collection, la maison d’édition Tutti Kids va aborder
d’autres sujets délicats (avec d’autres auteurs et d’autres
illustrateurs). Pour ma part, j’ai beaucoup de projets d’écriture,
mais ils ne parlent pas spécialement de sujets aussi délicats et
intimes que le deuil. Mon prochain livre, à paraître en septembre
aux éditions Salvator, aborde le sujet de la liberté, du respect de
l’autre. Je l’ai écrit à la suite de l’attentat de Charlie
hebdo.
Vous rendez-vous dans les écoles pour aborder la bande
dessinée ?
Je vais très souvent dans les écoles, et, en fonction des demandes
des enseignants, j’aborde le sujet de la bande dessinée ou de mes
autres livres. J’aime bien présenter aux enfants les différentes
étapes de construction d’une BD, et le nécessaire travail «
d’harmonie » entre auteur/dessinateur et éditeur.