Roster Con : Depuis quand êtes-vous coach en écriture
?
Edith de Buffrénil : Disons que j’ai commencé en
2011 ; j’ai d’abord exercé la fonction de directrice d’ouvrages
pour de petites maisons d’édition, mais il m’est rapidement apparu
que la relation directe avec les auteurs présentait plus de
richesse et de liberté. Petit à petit, je me suis fait une
clientèle…
Comment vous est venue l’idée de devenir coach dans ce
domaine ?
Cela s’est fait naturellement. Ayant assidûment fréquenté les
ateliers d’écriture, notamment ceux, du type béta-lecture, qui
permettent les échanges critiques, je suis ensuite passée aux
fonctions évoquées précédemment. Pour ce faire, je n’ai pas suivi
de formation spécifique, mon expérience est, si l’on peut dire,
celle du terrain…
La concurrence est-elle rude dans ce milieu
?
Oui, très certainement. Pour ce qui me concerne, j’ai le privilège
de ne pas vivre de cette activité ; je peux donc me permettre de
choisir les manuscrits et les auteurs qui m’intéressent, et de
déterminer avec eux un rythme d’avancement dans le travail qui
permettra la réflexion et l’approfondissement.
Comment allez-vous à la rencontre des futurs auteurs
?
Je commence à être un peu connue et, actuellement, je fais un peu
de publicité par le biais d’Internet et d’autres médias, mais c’est
surtout le bouche à oreille qui fonctionne et de nombreux auteurs
sont venus vers moi de cette façon.
Quelle relation instaurez-vous avec les auteurs
?
Les auteurs me demandent de la compétence, bien entendu, et une
certaine neutralité, c’est-à-dire que je dois, autant que faire se
peut, m’effacer et les guider vers ce qu’intuitivement je ressens
comme leur lectorat potentiel. De mon côté, je souhaite qu’ils
n’attendent pas tout de moi, qu’ils soient actifs dans le choix des
propositions, dans l’éventuelle réécriture de certains passages.
C’est une relation intense qui perdure parfois après la fin de la
collaboration et devient alors amicale. Certains auteurs reviennent
également vers moi pour la relecture d’un deuxième, voire un
troisième manuscrit.
Pouvez-vous nous décrire votre journée type
?
Mon activité de coaching oscille entre un tiers de temps et un
mi-temps. Le rythme des échanges avec la plupart des auteurs
correspond à un retour par semaine, et des discussions par mail ou
par téléphone ont lieu entre ces retours ; de plus, pour diverses
raisons, le suivi de certains manuscrits est plus aisé que
d’autres. Mon organisation est donc plutôt hebdomadaire que
journalière, il peut m’arriver de commenter intensément pendant
deux ou trois jours et de me livrer à mes autres hobbys pendant le
reste du temps, ou d’adopter un rythme plus régulier.
Quelle a été votre plus grande fierté depuis que vous
exercez ce métier ?
Ma plus grande satisfaction vient de la reconnaissance des auteurs
quand notre collaboration est terminée, mais évidemment, s’ils
arrivent à trouver un éditeur ou réussissent dans le difficile
parcours de l’autoédition, j’en éprouve une grande fierté !